L'Eglise Saint Jean-Baptiste du Mesnil-Bonant

"L’art et la foi de nos ancêtres
Nous ont légué des églises
Signes visibles d’une réalité invisible"

L’église, placée sous la protection de saint Jean-Baptiste et de saint Jean l’évangéliste,  est un long vaisseau rectangulaire pourvu d’un court bras de transept sur le flanc méridional. Elle a prit sa forme actuelle après la reconstruction de la tour clocher porche, édifié en avant corps ouest, au XVII siècle. La sacristie à trois pans coupés fut édifiée et appliquée contre le chevet plat de cette église à une période non déterminée avec précision. Le clocher, de plan carré, de style classique, s’élève sur deux étages séparés d’un bandeau de pierre. Le portail en plein cintre est surmonté d’un appareil faisant arc de décharge. Les deux vantaux du portail, réalisés par Lechevrel, menuisier de Hambye,  ont été posés pour la fête du saint patron 2007. L’étage supérieur est marqué par des ouvertures rectangulaires garnies d’abat-son.[1] Le beffroi intérieur porte l’unique cloche nommée « Marie Antoinette » bénite en 1821 par  Marin Canuet, curé et fondue par les frères Grente de Hambye.
Les pignons du toit à bâtière sont ornés de rampants de pierre de taille dont les appuis portent des sculptures issues du bestiaire. En contournant cette tour par le nord-ouest vous apercevez un écu blasonné royal portant les trois lys. La base de cet écu porte le millésime « M 1631 DLP ». L’angle nord-est du plat du rampant semble présenter un buste humain. Un singe est représenté au midi ainsi que ce qui pourrait être un lion. La baie de la façade orientale du clocher possède un linteau retourné, en forme d’arc à accolade, illustré d’un cœur renversé. Il  porte le millésime « 1656 ».
Le mur septentrional de l’édifice révèle trois natures de maçonneries différentes évoquant des interventions successives sur cette église. Le contrefort moderne, en butée à la hauteur de l’arc triomphal, masque en partie la reprise de maçonnerie entre la nef, plus ancienne,  et le chœur. La dernière modification apparaît à la hauteur de la sacristie. Les trois baies gothiques ont été appareillées à une époque tardive. La sacristie est éclairée par une petite fenêtre en granit ancien, à l’extrémité et dans l’axe oriental. De l’autre côté, un cadran solaire en calcaire est fixé entre sacristie et chœur. Le mur latéral méridional est percé de sept baies éclectiques. La première, étroite et élégante, présente des caractéristiques proches du style gothique primitif du XIII siècle. Les autres ouvertures, de différentes époques, attestent des modifications successives apportées à cet édifice. Certaines sont récentes. Il faut remarquer l’emploi de poudingues pourprés et de granits. Remarquez, avant d’entrer dans l’église les sculptures des appuis des deux autres faces du clocher, non remarquées précédemment, dont une représentation simiesque à l’angle sud-est. L’angle sud-ouest, quant à lui, semble porter un agneau. Une platetombe, en travers, à l’entrée du portail ouest, rappelle la sépulture de Mr Marin Antoine Lefebure, né dans cette paroisse le 28 avril 1755 et y décède le 19 mai 1828. Bon fils, bon mari, bon père et bon ami. Priez pour lui ». [2]

Intérieur :
L’église conserve un très joli dallage de pierre. Elle est entièrement voûtée d’un lambris de bois. Les fonts baptismaux, en granite, semblent appartenir au XVI ou au XVII siècle.[3] Ils sont très bien ouvragés. La cuve octogonale est ornée d’un tore. Les congés et les cavets superposés, aboutissent à un fût de même profil. Quatre talons relient ce fût à une base élevée. Les bancs de la nef ont été façonnés par Arsène Furon en 1933. [4] Un confessionnal du XIX siècle est conservé à proximité des fonts.
Une petite chapelle, au midi, est voûtée en berceau. Elle forme le bras du transept tronqué de cette église et s’ouvre sur la nef par un arc brisé. Une piscine aux ablutions est enchâssée dans le mur. L’autel de style néogothique date probablement de la fin XIXème ou début du XXème siècle. Un élégant petit tabernacle est disposé sur cet autel. La perque en fer forgé, entre chœur et nef, marque l’entrée de ce dernier. Elle porte un Christ ancien, en bois polychrome du XVII siècle. Le mobilier du chœur est en grande partie du XIX siècle : Autel majeur et contretable, bancellerie, chaire à prêcher, stalles de curé et de vicaire. Le sanctuaire est posé par une clôture de communion en fonte, de style néogothique. Les deux vantaux du portillon sont illustrés d’épis de blé, grappes de raisins, et d’une structure tripartite abritant l’hostie.
L’autel majeur, à contretable, est un travail dû à Pierre Lehodey, menuisier ébéniste et François Jourdan, peintre doreur, en 1824. Cet ensemble se compose d’un autel coffre posé sur un double emmarchement. Deux pilastres, surmontés de chapiteaux composites, portent l’entablement surmonté d’une gloire[5] et du triangle divin. La statue en plâtre moderne du Sacré cœur de Jésus, occupe la niche placée au-dessus du tabernacle.
Ce tabernacle, plus ancien que l’ensemble, est doté d’une exposition à courbes et contre-courbes dorées.[6] La façade du tabernacle, encadrée de deux pilastres, est dotée d’une porte cintrée illustrée d’une montrance. [7]Deux statues, plus anciennes, en bois polychrome, sont disposées dans les niches des ailerons latéraux du retable. A gauche, au nord, Saint Jean-Baptiste, le précurseur, protecteur de cette église, revêtu de sa mélote, un agneau à son pied [8]en bois polychrome XVII siècle ; au sud midi sud, à droite, saint Jean l’évangéliste, est représenté avec l’attribut qui le caractérise dans le Tétramorphe : l’aigle ailé, bois polychrome XVII siècle. [9]Celui-ci a la particularité de tenir de la nourriture dans son bec, destinée à l’évangéliste. [10]
Une bannière (1863), de velours pourpre, porte sur l’avers saint Jean-Baptiste (1876) et sur son revers, la vierge Marie dite de l’apocalypse.[11] Les personnages sont drapés et composés de cartons peints pour certaines parties du corps. Jean-Baptiste l’index levé vers le ciel porte l’étendard frappé de la mention « Ecce Agnus Dei ». [12]
Un mémorial paroissial de marbre blanc est consacré aux poilus morts pour la France : Mesnil-Bonnant / à ses enfants / 1914-1918 / De profundis. Cinq poilus y sont mentionnés : E Lebouteiller, P Legentil, E Lhermitte, M Lemaître, L Ramé.
Quelques statues, de plâtre moderne, sont disposées en ce lieu : la sainte enfance, sainte Thérèse de l’enfant Jésus et de la sainte face, saint Antoine de Padoue ainsi que le sacré Cœur de Jésus à l’autel majeur.[13]
La sacristie conserve une grande armoire compartimentée dont un coffre fermant à trois clefs. La ferrure de l’une d’elles est ciselée de torches et de décor végétal.
 
 
Histoire :
L’église fut placée en 1210 par Raoul Graffard, seigneur du lieu et Mathilde, son épouse, sous le patronage et à la présentation de l’abbé et des moines de l’abbaye de Hambye.[14] Le pouillé de 1332 précise ceci «taxata est ad duodecim libras. Rector percipit totum ecclesie pertinens. Ibi sunt quinque acre terre elemosine et solvit duos solidos pro capa episcopi. La paroisse relève de l’ancien doyenné de Gavray et de l’archidiaconé du val de Vire. La récente mutation des paroisses constituées de multiples communes modifie le paysage référent. Deux paroisses, pour le moment se partagent le canton de Gavray. Les trois cantons de Gavray, Percy, Villedieu, auquel s’ajoute la commune de Saint-Maur-des-Bois forment le doyenné de Villedieu.
Le curé possède, d’après le Pouillé dit de Louis XVI, toutes les dîmes de la paroisse et environ 45 vergées de terre en aumône dont 6 vergées en pré, un jardin à pommiers qui peut produire chaque année deux tonneaux de cidre et le surplus est labourable et produit 104 demeaux de toutes espèces de blé, à la mesure de Gavray. Les dites aumônes sont estimées en 1729 à 152 livres de revenu. Les dîmes de 8 demeaux de froment à 40 livres, 20 demeaux de seigle à 30 livres, 40 demeaux d’orge à 20 livres, 50 demeaux d’avoine à 18 livres, 30 demeaux de sarazin  à 20 livres, 2 tonneaux de cidre chaque année, toutes les menues et vertes dîmes d’une valeur de 20 livres. Ce qui fait en tout : 143 demeaux de tout blé pour un total de 420 livres. Les revenus de la cure sont estimés en 1790 à 800 livres.
La tour clocher est édifiée en 1631 comme l’atteste la pierre sculptée à la base de la bâtière. Un écu blasonné aux trois lys de France est représenté sur le flanc de l’appui du rampant et sous lui les initiales « MI » « LDP » « 1631 ». Une fenêtre, dont l’arc à accolade renversé, est illustré d’un cœur retourné et datée de 1656. Henry Robert Mariette est curé en 1673. L’archidiacre fait noter dans son rapport de la visite de 1674 qu’aucune des ordonnances de l’an passé n’a pas été exécutée vis-à-vis des ampoules pour le Saint Chrême et les saintes huiles.  Les fonts baptismaux doivent être fermés. Les titres qui appartiennent au trésor doivent être déposés dans le coffre ou armoire à trois clefs. La cloche qui est cassée doit être refondue et il faut couvrir de tuile la noue. Il est nécessaire de paver le chœur et la nef et le sieur curé promet de mettre l’église dans le bon état de décoration qu’il souhaite et même à ses frais. [15]Anthoine Mariette est curé depuis1682. Le cimetière est bien réparé et l’église est en bon état à la réserve des fonts où il manque une platine de plomb. Il y a un grand besoin de vases sacrés d’argent et d’un petit voile à mettre autour du ciboire. Il faut doubler le tabernacle d’une étoffe de soie. Les comptes sont pour la plupart sur du papier de l’ancienne marque. L’archidiacre ordonne l’utilisation du papier de la nouvelle marque sous peine d’amende de 10 sols. Il y a une contestation qui touche les places de la nef. Les hommes seront au-devant de ladite nef et les femmes au derrière. Pierre Frémine n’a pas satisfait à son devoir pascal. Louis Rommy assure les fonctions de trésorier et de custo en 1683. Des barrières toutes neuves ont été posées au cimetière, dont nous sommes très contents, précise l’archidiacre. Tout l’entour du cimetière sera re-fossoyé de neuf. L’archidiacre exhorte chacun des paroissiens à donner un tournoi ou deux jusqu’à ce qu’il soit entièrement réparé. Il manque un soleil et un ciboire d’argent. Il sera fait pour cela une cueillette les fêtes et dimanches jusqu’à Noël et on remarquera, fait préciser le visiteur, ceux qui donneront quelque chose de considérable afin qu’on prie Dieu particulièrement pour eux. Il sera acheté quelque petite étoffe de soie pour doubler le tabernacle au-dedans afin que le saint sacrement soit plus décemment conservé. Une couverture de plomb est indispensable aux fonts baptismaux. Michel Rommy, Louise Prével, René Baudry et Jeanne Gibault, n’ont pas satisfait à leur devoir pascal. Jacques et François hébert, frères, sont trésoriers en 1684. Le cimetière est en bon état. Il y a quelques réparations à faire à la couverture de l’église dont un petit bout de la nef est couvert de paille. La couverture de la tour est très endommagée. Nous enjoignons d’y faire travailler aux frais de qui il appartient. Le soleil et le ciboire n’ont pas été achetés et le tabernacle n’est pas doublé. Il sera acheté deux processionnaires, nouveaux, attendu que les anciens sont interdits. L’aire du sacra sanctorum et celle de la sacristie sera pavée au lieu des vieilles planches rompues qui y sont. Sanson Lefebure est trésorier en charge en 1685. [16]Il y a quelques petites brèches qui seront réparées. Il faut aussi travailler à la couverture de la tour où il manque quelques essentes. Le sacra sanctorum n’est pas encore pavé malgré l’ordonnance. Le tabernacle sera doublé d’une étoffe. Le soleil et le ciboire d’argent, achetés, seront présentés à la prochaine visite. Il faut faire reblanchir les parois à quelques endroits. Un seul compte de Jacques et François Hébert est présenté. Michel Rommy remettra son compte après en avoir fait un double. Ils seront mis dans le coffre fort qui a été fait depuis notre ordonnance. Damien Lefebure possède depuis longtemps l’argent nécessaire à l’achat d’un processionnaire. Il est défendu d’admettre Zacharie Soismier avant qu’il n’ait remis les titres et contrats au trésor. Jean et François Soismier sont trésoriers en 1686. Ils assurent aussi les fonctions de custos. Il y a beaucoup de réparations à faire, notamment à la tour dont un des pignons est très endommagé et se ruinera entièrement si on n’y met ordre. L’archidiacre ordonne qu’une adjudication soit prise le dimanche suivant. Certains particuliers doivent chacun quatre livres au trésor. Ils pourront les remettre en main propre au trésorier qui pourra commencer à amasser les matériaux nécessaires à la réfection de la tour. Le chœur et la sacristie ont été pavés ainsi que l’allée du chœur à la grande porte, le tout aux soins et aux frais du sieur curé. Damien Lefebure conteste qu’il ait saisi d’une somme de vingt-cinq livres provenant des troncs de l’église. L’archidiacre lui ordonne de les employer à l’achat du soleil et d’une custode d’argent. Adrien Viard est reconnu comme prêtre vicaire à la visite de 1689. Adrien Provost Laisné, trésorier, est condamné à 5 sols pour la décoration de l’église. Il est nécessaire de réparer la couverture de l’église et de remplacer la paille par de la tuile. Toutes choses sont assez propres mais l’église est pauvre car il n’y a ni ciboire ni soleil d’argent. Le syndic n’a pas accompli sa mission, aussi est-il destitué par l’archidiacre. Julien Gardin est prêtre desservant en 1690. Adrien Viard, prêtre, et Adrien Douville, custo, sont présents à cette visite. Le cimetière est maintenu bien clos et fermé. Il est nécessaire de réparer en tuile la couverture de l’église ainsi qu’un petit bout au bas de la nef, où il n’y a encore que de la paille. Il n’y a pour tout vase sacré d’argent qu’un calice. L’archidiacre ordonne l’achat d’un ciboire ainsi qu’un missel à l’usage du diocèse. Anthoine Mariette est curé et Pierre Lengronne assure les fonctions de custo et de trésorier en 1691. L’endroit de la couverture de la nef encore couvert en paille doit l’être en tuile ou ardoise. Il est nécessaire d’avoir un missel à l’usage du diocèse de Coutances ainsi qu’un ciboire d’argent. L’aire de la nef doit être pavée. François Foubert est custo et trésorier en 1693. Il faut réparer la couverture du bas de la nef, du côté du septentrion, qui n’est que de paille et de faire travailler sur l’un des côtés de la tour couverte en essente. Les vitres de l’église ont été refaites. Chapes noires et blanches, chasubles, tuniques ont été donnés en partie par Marie Hubley et le reste provient des débets du trésor. Il n’y a pas encore de ciboire d’argent, qui devait être acheté à la foire de Guibray dernière, et ce par la faute du syndic qui n’a pas fait vider les reliquats. Il est nécessaire de faire doubler les serrures du coffre où sont les titres du trésor et les clefs seront distribuées. Les échaliers, barrière et fossés du cimetière sont en bon état en 1695. [17]Le cimetière et la couverture de l’église sont maintenant en bon état, en 1697. Adrien Provost est custo. L’archidiacre découvre d’augmentation, cette année là, un tableau qui est au-dessus du tabernacle, donné par le sieur Poupard de Saint-Lô, un soleil, un ciboire, une aube de toile, assez propre, le tout payé par les deniers de l’église dont c’est saisi le sieur curé ainsi que les siens. Il y a nécessité à faire le plancher de dessous les cloches ainsi que d’acheter une bannière. Nicolas Frémin est custo et trésorier en 1698. Le trésorier aura soin de faire redresser la croix qui est sur le clocher, car elle est prête à tomber. Toutes choses sont, à l’intérieur, entretenues assez proprement. Tous les paroissiens ont fait leur devoir pascal. L’archidiacre reconnaît en 1700 que le sieur curé a beaucoup fait travailler au-dedans de son église. Il a fait reculer le grand autel contre le pignon du chœur, paver le reste du chœur ainsi que le sacra sanctorum, fait faire un marchepied au grand autel et blanchir les parois de l’église. Le cimetière est maintenu en bon état. Antoine Mariette, curé, Adrien Viard, prêtre, Guillaume Sevestre, custo, constitue les membres de l’équipe pastorale en 1701. Le cimetière est maintenu en bon état. La couverture de l’église est en assez bonne réparation. Toutes choses, sont au-dedans entretenues proprement et en bon ordre par les soins du sieur curé qui a fait plusieurs augmentations depuis quelques années. L’archidiacre découvre cette année là deux chasubles de lin et forts beaux ainsi q’un bénitier très propre. Jean Langevin, le jeune, est custo et trésorier en 1703. L’église n’a toujours pas de custode pour porter le saint viatique aux malades et elle manque de trois chapes blanches.
IL faut faire réparer incessamment la couverture de la nef, de la tour et du chœur, en 1704, et Guillaume Vibert, custo et trésorier, excusé pour cette visite, s’en chargera. Le cimetière est toujours maintenu en bon état et l’herbe est bannie pour le profit du trésor. Toutes choses sont du meilleur état qu’elles n’étaient. Il manque cependant une petite custode et des chapes blanches dont l’achat n’a pas été possible faute d’argent pour le faire. Le sieur curé a promis d’y satisfaire au plutôt. Les enfants interrogés sur le catéchisme sont trouvés suffisamment instruits. Maître Anthoine Mariette, curé, est enseveli au pied de l’autel, sous la lampe, le 12 février 1706[18] suivi un an plus tard par maître Adrien Viard, prêtre, inhumé dans l’église le 13 avril 1707.[19] Maître Thomas Prével est desservant à partir de 1707. François Lengronne est diacre et Etienne du Mesnil Aumont est trésorier et custo en charge. Les réparations de la couverture du chœur et de la nef ont été faites. Il manque quelques festeaux auprès de la tour. Toutes choses sont au-dedans dans le plus pauvre état. Le grand autel n’est décoré que d’un vieux tabernacle tout rompu. L’archidiacre ordonne d’en faire faire un autre. La petite custode manque et les fonts baptismaux n’ont pas été réparés, de sorte qu’on a été dans l’obligation d’ôter la cuve de plomb et de la mettre dans une armoire. Les bancs de la nef sont très malpropres. François Hulin ne s’est pas présenté pour faire son devoir pascal. Les serviteurs du sieur curé défunt sont priés de ramener les registres de baptêmes et inhumations et tous les autres titres et contrats qui appartiennent à l’église. Ils seront excommuniés s’ils ne s’exécutent rapidement attendu que l’église souffre du préjudice. Maître François Jourdan, prêtre curé ayant le bénéfice des fruits, est inhumé dans le chœur, du côté de l’épître, le 26 mai 1708.[20] François Lengronne est diacre en 1708. Zacharie et Jacques Doucet sont custos et trésoriers. Le grand autel n’est décoré que de deux grandes images et d’un tabernacle, à demi pourri, qui n’a même pas été doublé d’une étoffe précieuse. L’achat de la custode n’est toujours pas satisfait, le sieur desservant annonce que le revenu du trésor n’est que de 20 à 22 livres. Il fait des quêtes pour l’acheter et faire confectionner des bancelles dans la nef dont les bois sont préparés. Il est nécessaire de faire repaver les endroits du chœur et de la nef qui ont été dépavés pour faire des inhumations, par les parents des défunts. Les ornements de toutes les couleurs sont en état à la réserve d’un rouge et d’un noir. Maître Louis Bonté, prêtre de la paroisse Hambye, est présenté le 3 juillet 1708 et prend possession de sa cure le 4 décembre suivant. Antoine de Champrépus, écuyer, est enterré dans l’église le 15 septembre 1710. Louise Joret, l’épouse de feu Antoine de Champrépus, est ensevelie dans l’église le 4 janvier 1712. Pierre Gibault est nommé trésorier de la fabrique le 29 septembre 1715. Il faut raccomoder le plancher des cloches en 1716 et l’autel de la nef est très mal décoré. Il y a peu de paroissiens qui n’ont pas satisfait à leur devoir pascal. Il y a un échalier à raccomoder en 1717. Joseph Gibault assure les fonctions de custo et de trésorier. La couverture de la tour ne vaut rien du côté du midi et fera pourrir le bois des cloches. L’aire de la nef a besoin d’être redressée et il y a du trouble pour les places de la nef, lesquelles seront adjugées à ceux qui feront les meilleures conditions pour le trésor. La fabrique se compose en 1718 de : Maître Louis Bonté, curé ; François Foubert, syndic ; Etienne Gossé, Jean Lefebure Relierie, Jean-Baptiste Lefebure fils de Damien, Louis Roumy, Nicolas Doron, Michel Doron, Jean Blouet gendre de Denis Moricet, Gilles Hébert, Jacques Doucet, Louis Vibert, Adrien Foubert. Ils procèdent à l’élection du trésorier et portent leur choix sur Joachim et Guillaume Auvray, frères.[21] Jeanne Lefebure est ensevelie dans l’église le 15 mai 1721.[22] Jacques Foubert est trésorier en charge en 1721. Le cimetière est en bon état quoi qu’il paraisse dépouillé. La couverture et la charpente de la nef sont en dépérissement. La noue du nord pourrit la côtière. L’intérieur du chœur est proprement entretenu. Il est nécessaire d’avoir un confessionnal. Le curé consigne en 1722 que Joachim Bonté a donné par testament, une chasuble noire, de camelot avec une croix de damas blanc, ainsi qu’un drap mortuaire, aussi de camelot, et qu’il donna 100 livres pour les pauvres et des libres pour aider à faire refondre les cloches et que cela s’est fait en mai.[23]Un titre clérical est créé en faveur de Jacques François Foubert. Michel Tison assure les fonctions de custo et de trésorier en 1723. Le cimetière est en bon état et les couvertures de la nef sont réparées ainsi que le plancher. Les trésoriers sont priés de rendre leur compte faute de quoi nos plaintes, dit l’archidiacre, seront portées au sieur procureur du roi. Enjoignons, précise t’il de faire faire un confessionnal. Guillaume Le Roullé est custo en 1724. La couverture du nord de la nef a besoin d’une urgente réparation. La chute des eaux détruit les murailles. Il est demander d’y faire travailler au plus tôt sous peine d’interdire la nef. Il y a aussi quelques réparations à faire aux vitres du chœur et de la nef. Le sieur curé et les paroissiens sont enjoints de faire refondre les cloches et d’y employer les deniers qui ont été prévus à cet effet. Le cimetière est en bon état. Jean-Baptiste Lefebure est custo et trésorier en 1725. Il est nécessaire de rétablir les échaliers du cimetière. L’archidiacre apprend que les paroissiens se sont assemblés pour l’exécution de sa dernière ordonnance aux fins de réaliser des réparations à la nef, le 15 octobre 1724. Le produit sera employé aux réparations de la nef et des cloches, faute de quoi elles seront interdites. Il ordonne au trésorier de faire faire un confessionnal. Le catéchisme et les instructions se font régulièrement. Marguerite Auvray est inhumée dans l’église le 10 décembre 1725 par M Jean-François Le Maistre, curé de La Haye-Comtesse et en présence de Me Joseph Grente, très digne prêtre de la paroisse de Hambye. Louis Soismier est custo et trésorier en 1726. Les échaliers doivent être rétablis. La couverture de la nef est dans le même état ainsi que les cloches. La menace d’interdiction est évoquée. Le confessionnal n’est toujours pas fait. Vincent Leconte est trésorier en 1728. Le cimetière est en bon état ainsi que les couvertures de l’église. L’intérieur en a été reblanchi et les bancs ont presque tous été fieffés. Le sieur rassure l’archidiacre en lui annonçant que le marché pour la fonte des cloches est fait. Fonts baptismaux, vases sacrés sont en bon état. Louis Lemonnier est custo et trésorier en 1730. Le cimetière, l’extérieur et l’intérieur de l’église sont en bon état. Le sieur curé va engager ceux qui n’ont fait leur devoir pascal. Le catéchisme, le prône et les instructions se font régulièrement. Joachim Boisnel et son fils sont trésoriers en 1731. [24]Pierre et René Prével sont trésoriers en 1734. Les paroissiens sont enjoints de prendre les mesures nécessaires pour faire incessamment réparer la couverture de la nef ainsi que de la faire paver. Thomas Lefebvre est trésorier en 1736. Le cimetière est assez bien conservé. L’église manque d’une chasuble verte et d’un graduel. La tour a besoin de réparations. Les pères et mères n’envoient pas assez souvent leurs enfants au catéchisme. Il y en a même de 15, 16 ans qui n’ont pas fait leur 1 communion. L’archidiacre enjoint le curé de les y obliger. Le cimetière est bien fermé en 1738 et l’intérieur de l’église est propre. Les ornements de l’église ont été raccommodés et sont tous en bon état. Le sieur curé a donné une 3 chape à l’église et il donne aussi 37 livres 12 sols pour aider à faire bâtir une sacristie qui est absolument nécessaire.[25] François Foubert et son fils, Guillaume Le Roulé, Michel Romy et Louis Vibert doivent considérablement au trésor de l’église. Ils ont trois mois pour régler leurs dettes. Il pleut dans la nef. Il est nécessaire d’y employer toutes les bonnes tuiles. Jean Lefebvre, père et fils sont trésoriers en 1738. Jacques Dumesnil Aumont, acolyte, fils de feu Joseph, obtient son titre clérical le 3 décembre 1741. La fabrique se compose en 1747 des membres suivants : maître Louis Bonté, curé ; Etienne Michel et Jacques Campain assurent les fonctions de trésoriers et custos ; Georges Gossé, Anthoine Marie, Louis Michel, Georges Frémin, Laurens Lefeuvre, jacques Lefeuvre, Pierre Frémine, Joseph Gibault, Pierre Gibault, Jean Le Goubin sont membres. Pierre Douville et Sébastien Hastin sont trésoriers et custos en 1751. Maître Guillaume Lefranc a une très haute estime de sa personne le 27 juin 1754 où il se qualifie lui aussi « de très digne prêtre ». Maître Léonor Havin, prêtre originaire du Mesnil-au-Parc, y demeurant, maître es arts en l’université de Caen, gradué, nommé, dûment insinué, est proposé pour la cure du Mesnil-Bonant. [26]Maître Louis Bonté, prêtre curé,  est inhumé dans le chœur le 21 janvier 1759, par monsieur l’abbé de Poidevin de la Ménardière, curé de Sourdeval. [27] Maître Léonor Havin prend possession de la cure le 26 février 1759 sur la présentation faite par messire François Gabriel de Scepeaux, prêtre, abbé commendataire de l’abbaye royale Notre Dame de Hambye. [28]Thomas Foubert obtient son titre clérical de la part de Charles Lefebure et de Julien Foubert, marchand du Mesnil-Bonant le 15 mars 1765. Un titre clérical est attribué à Jacques François Foubert acolyte en 1779. [29]Jean-François Hervy est trésorier en 1781. Les marguilliers délibèrent sur deux planceaux de bois à mettre dans la tour pour y passer les cordes des cloches. Nicolas Lebargi  établi une quittance de 16 sols pour la réparation de la grande porte de l’église. Une deuxième quittance du 6 février 1781, porte sur deux chandeliers réparés par Joseph Grente. Thomas Foubert, prêtre originaire du Mesnil-Bonant, est inhumé dans le diocèse de Vannes en Bretagne le 19 septembre 1787. [30]
Maître François Gilles Havard, ordonné en 1775,  est curé entre 1782 et 1792. Il signe les registres régulièrement jusqu’en 1789. Il revient, après l’exil, comme succursaire dudit lieu entre 1803 et 1818, où il meurt le 13 avril.[31] Le cahier de doléances de 1789 informe de l’existence de 85 feux dans la paroisse et qu’elle dépendait de la même seigneurie que La Haye-Comtesse. François  Antoine Lefebvre, avocat, et Louis Georges François Gossé, sont délégués pour représenter la paroisse en 1789. L’abbé Canuet est succursaire vers 1808. [32] Gilles Mazure, maçon,  reçoit 848, 60 francs, le 7 juillet 1811. [33] François Lefebvre, prêtre du Mesnil-Hue, assure  provisoirement les fonctions de desservant. Il est suivi de G. Jacquette, prêtre. Des réparations sont faites à la tour de l’église, par le sieur Le Vilain de Villedieu, tant au-dedans qu’au dehors, pour une somme de 142,60 francs.  Richard Le Mard de Montigny, menuisier, reçoit 25 francs pour ouvrage aux bancs, raccommodage de la porte et de la contretable à l’autel de la vierge, sur le compte de 1816. Le conseil municipal réfléchit le 19 août 1816 sur les moyens que doit se donner la commune pour assurer à son succursaire un logement presbytéral qu’elle ne possède plus. Le conseil municipal sous la présidence de Laurent Lefebvre, maire, envisage de vendre le lieu dit de « La Lande de La Baleine » pour se faire. François Gilles Havard, succursaire est enseveli dans le cimetière le 15 avril 1818. Jean-François Viard, trésorier, donne à Boisnel, 57 francs, pour l’achat d’un ciboire, le 27 janvier 1819 et 21 francs pour l’achat d’une patène de calice le 15 mars 1819. A l’article 4 de la délibération de la fabrique du 4 avril 1821 « néanmoins le maire, adjoint et monsieur le desservant, dûment autorisés par le conseil, autant qu’il est en son pouvoir, à traiter des prix pour refondre la dite cloche et la rendre au poids de 600 livres. Cet objet ne pouvant être celui d’une adjudication particulière, ne peut donner lieu à aucune difficulté parce que l’ancienne cloche sera pesée et que le prix du métail et de la fonte est à quelque chose près connu de tout le monde ! ».
Un arrêté du maire, daté du 4 août 1821, pris après « que les membres du conseil municipal après avoir mûrement conféré et réfléchi » décide de faire appel à des ouvriers et des experts pour voir et examiner les réparations nécessaires et indispensables qu’il convient de faire à l’église, tant pour la décoration intérieure que pour la restauration du mur, du pavé et pour deviser sur les autres objets d’absolue nécessité.
-          Attendu que le mur au sud de la nef s’ouvre et se lézarde dans la partie attenante à la tour et qu’il est prêt à tomber ;
-          attendu que l’église n’est pas suffisamment éclairée et qu’il est utile d’y faire trois croisées : une au midi de la nef, deux autres dans le mur nord du chœur ;
-          Attendu que les bancs sont trop éloignés les uns des autres ;
-          Attendu que l’église est dénuée de toute décoration et que c’est un honneur d’y faire un maître autel neuf et d’y placer des statues et tableaux ;
-          Attendu qu’il faut faire lambrisser la nef de l’église ;
-          Attendu qu’il n’existe qu’une petite cloche d’environ 300 livres qui a été cassée il y a plusieurs années et qu’il est nécessaire de la refaire refondre et de l’augmenter au moins de moitié, l’église état à l’extrémité de la paroisse ;
-          Une évaluation est faite et on estime à 1989 francs de frais dont 660 francs pour la cloche, 300 francs pour le lambris, 500 francs pour l’autel, 360 francs pour réparation et correction des bancs, croisées, vitres, grilles et qu’il sera fait selon le devis estimatif.
Le marché avec Lehodey, sculpteur, et Jourdan, doreur, le 25 août 1821. Grente, fondeur de cloches de Hambye signe une reconnaissance, de 300 francs à valoir sur la fonte et augmentation de la cloche, faite à Hambye le 27 septembre 1821.[34] L’épigraphie campanaire nous apprend ceci : »J’ai été bénite par M Marin Canuet curé du Mesnil-Bonant et nommée Marie Antoinette par M Marin Antoine Le Feuvre et par Melle Marie Désirée Le Feuvre propriétaires du Mesnil-Bonant. Anno domini 1821 ». Les frères Grente de Hambye m’ont faite ». La bénédiction de cette cloche se fait en 1821, mais aucun texte ne la relate.
Un autre arrêté de Laurent François Lefebvre, maire, est pris le 30 décembre 1821, à propos des réparations à faire à l’église : croisées, couverture, lambris, pavés, contretable, décorations du maître autel, croix du cimetière.
François Le Bois, couvreur de Sainte-Cécile, fait quelques travaux pour 16,98 francs le 30 mars 1822. L’abbé Canuet, desservant du Mesnil-Bonant signe le budget le 25 avril 1822. Le budget de la fabrique pour l’année 1823 fait état d’une somme de 3786 francs en dépenses extraordinaires, dont 500 francs pour l’autel. [35]Un contrat est signé le 25 août 1824 entre Lefebure et Gossé, d’une part, et Pierre Lehodey, menuisier ébéniste de Saint-Denis-le-Gast et François Jourdan, peintre doreur de Hambye, d’autre part, pour la reconstruction en bon bois de chêne d’un nouveau maître autel avec sa contretable comprenant l’autel, le tabernacle surmonté d’une exposition avec couronne et croix, deux colonnes rondes avec chapiteaux et piédestaux, un cadre pour tableau au centre, une corniche, deux pots à feu et l’emblème de la Trinité peinte.[36] Le mobilier sera de couleur bleu et blanc nuancé et marbré de différentes couleurs, les colonnes marbrées, les chapiteaux dorés, la Trinité variée de couleurs. Le cadre recevra une peinture du « baptême de Jésus-Christ » fournie par François Jourdan. Les deux anciennes statues seront replacées. Le tout est estimé à 800 francs.[37] Il est urgent de reconstruire le maître autel et de placer une croix dans le cimetière le 10 septembre 1825. Le maître autel est dans un état de vétusté telle qu’il ne peut plus servir à l’exercice du culte divin et considérant qu’il convient de placer une croix dans le cimetière où il n’en existe plus depuis la révolution le conseil décide de solliciter monsieur le préfet pour autoriser le prélèvement de 1056,85 francs. Marin Francois Canuet est enterré dans le cimetière le 10 mai 1827. L’abbé Gosselin est le desservant suivant, il sera ensuite transféré. Les modifications territoriales des trois communes de : La Baleine, Le Mesnil-Bonant et Sourdeval-les-Bois, approuvées par le roi le 3 décembre 1828, sont reconnues par l’évêque de Coutances qui demande aux curés de se limiter à la pastorale au sein de cette nouvelle limite territoriale. [38] Le chemin de croix est érigé le 25 septembre 1838 par Gosselin, desservant et Daveney, curé de Hambye. [39]L’inventaire des titres de rentes le 15 avril 1855, fait apparaître les noms d’ecclésiastiques suivants : Guillaume Addes, le 6 juillet 1573 ; Louis Soymier, prêtre, le 6 janvier 1634 ; Jacques Le Provost, prêtre, le 10 juin 1636 ; Jacques Lengronne, prêtre, le 3 mai 1664 ; François Dubelley, prêtre, le 15 février 1684 ; Zacharie Soymier, prêtre, le 9 mai 1679 et le 27 avril 1689. François Passais, desservant, est installé le 27 novembre 1859 par le curé doyen de Gavray, Edouard Vielle, en présence de Lechevalier, Esnol, Letousey, curés.[40]
La communauté paroissiale est constituée de 140 à 150 communiants en 1862.[41] Une bannière est achetée en 1863 pour une valeur de 165 francs. Deux cent francs sont employés à dorer l’autel du chœur. [42] Le tiers de la couverture nord de l’église ainsi que le nord de la tour, est recouvert en ardoises en 1865. Le maître autel et le retable sont repeints et dorés et Melle Sophie Herpin donne une garniture de tabernacle en soie.[43] Deux chapes noires sont achetées en 1866. Un ornement violet est acheté en 1867, année de la visite décanale du curé doyen de Gavray, monsieur l’abbé Morin. La lampe du sanctuaire de l’église est argentée en 1868. Une statue de saint Joseph, un ostensoir en cuivre forgé et doré au feu, deux chapes pour toutes les fêtes et un drap mortuaire sont achetés en 1870.  Un chemin de croix est acheté en 1872 pour la somme de 140 francs et l’abbé Passais, desservant, bénéficie du concours des ecclésiastiques, Guilgault de Hambye, Piron de Sourdeval, Lelégard du Mesnil-Rogues et Letouzé de La Baleine, pour son érection le 29 avril 1872. Un placard est fait dans la sacristie, en 1874,  pour le rangement des chapes. Des verres de couleur sont posés à la croisée de la chapelle de la sainte Vierge en 1876 et Anne Hamel donne 50 francs pour le tableau de saint Jean-Baptiste à la bannière (l’effigie carton et le drapé que nous voyons est de cette période) et réparer le dais.[44] Les vantaux de la grande porte en chêne de l’église sont confectionnés aux frais de la fabrique en 1877.[45] L’église est embellie de deux lustres d’une valeur de 90 francs chacun. [46] Le lambris du chœur est refait en 1878 pour un montant de 485 francs. [47]Une bannière de la sainte Vierge est achetée en 1885. Deux conopées, l’un en satin blanc avec sujet du saint nom de Jésus, brodé, franges et galon, doublure en percale et glands, l’autre en damas violet remonté avec les franges et galons de l’ancien. L’abbé Pierre Edmond Jean-Marie Templer est nommé curé le 1 septembre 1887.[48] L’agent voyer Erard, remplissant les fonctions d’architecte, dresse un devis le 26 décembre 1889. C’est apparemment une année très difficile car les attaquent et les dénonciations incessantes du maire (Marin Boisnel) portées contre la fabrique et le curé provoquent la révocation du conseil de fabrique par décision ministérielle.[49] Deux quittances sont payées le 24 novembre 1889 au profit des sieurs Trouet et Potier de Gavray pour des travaux faits à l’église.
Il y a un projet d’installer des métiers à toiles de crin dans le presbytère en 1892.[50] Le maire et vingt-trois paroissiens nettoient les murs de l’église (sablage du bas des murs), la croix du cimetière et ses allées sont redressées en 1893, suite à la délibération de la fabrique du 2 dimanche de janvier. Une quête est faite en 1897 pour l’acquisition de la statue de Notre Dame de Lourdes. Il y a aussi des quêtes qui sont organisées au profit de la mission anti-esclavagiste.[51]L’appui de communion avec deux portes en son milieu est posé en 1897 et le pavé du sanctuaire et de l’église est réparé. L’abbé lemasson, curé doyen, fait la visite décanale le 5 mars 1897. L’abbé Templer meurt le 18 juillet 1899 en son presbytère. Il est enseveli dans le cimetière.[52] Une seule délibération municipale en date du 5 juillet 1900 fait état d’un engagement de travaux par Jacques Ferdinand, entrepreneur à Montaigu-les-Bois, qui s’engage à exécuter les travaux de restauration du presbytère et de l’église, moyennant le devis approuvé le 9 juin 1900. Adolphe Havard, fondeur de cloches à Villedieu reconnais le 6 juin 1902, avoir fait des réparations à la suspension de la cloche. L’abbé Louis Théodore Gaignon est nommé curé[53], il est transféré en 1908.[54] Le conseil de fabrique délibère pour la dernière fois le 2 décembre 1906 où il donne complète décharge au trésorier pour sa gestion de l’année courante et des années précédentes et le remercie d’avoir bien voulu remplir cette fonction pendant de longues années. L’abbé Lemercier sera administrateur de la communauté chrétienne à partir de 1930. La commune du Mesnil-Bonant participe au secours financier sollicité par Sourdeval-les-Bois pour la reconstruction de son église détruite par l’incendie du 1 novembre 1931. [55]Le remplacement total du beffroi et l’électrification de la cloche est entrepris par Cornille-Havard de Villedieu pour un montant estimé à 10500 francs, le 4 février 1972.
La collectivité locale du Mesnil-Bonant est rattachée par la fusion ; au civil,  à la commune de Gavray depuis le 6 novembre 1972.[56] La convention prévoit : le maintien et l’entretien des bâtiments et édifices publics, les cimetières et le monument aux morts sont maintenus. Elle fait partie intégrante de la paroisse de la Sainte trinité de Gavray.
 
 
 
 
Le cimetière :
Outre l’if funéraire, de 2,78 mètres de diamètre, et de 8 mètres de haut malgré son étêtage, le cimetière contient quelques sépultures marquées d’intéressantes croix.
La croix du cimetière, ou croix hosannière, en granit, s’élève au nord-est du cimetière. Le dé, posé sur un triple emmarchement, porte le millésime « 1666 ». Le fût, de section octogonale, est brisé en trois segments. Il est garni de bubons pesteux et porte le croisillon lisse à son sommet, de profil identique. C’est manifestement une croix achetée ailleurs car il n’y avait plus de croix dans le cimetière au début du XIX siècle.[57] Le financement pour le rétablissement de la croix du cimetière, en pierre du Gast, c'est-à-dire rejoindre et tailler l’arbre de la croix, le replacer sur son palier et fournir trois marches, en pierre du Gast, au carré est prévu le 25 août 1823. [58] Monsieur le maire avance 150 francs pour placer la croix dans le cimetière mais elle n’est toujours pas en place le 10 septembre 1825 considérant qu’il convient de placer une croix dans le cimetière où il n’en existe plus depuis la révolution.
Un exemple de gestion du cimetière où les tontures des fossés du cimetière sont adjugées à Jacques Marie, à la condition de ne couper aucun arbre sur pied à l’exception toutefois de celui qui est contre une brèche au nord.
Une barrière est faite avec les deux piliers sur le chemin de la Provostière pour 127 francs en 1869.[59] Quatre sapins et vingt-sept ormes sont plantés en 1874 dans le cimetière, aux frais de la fabrique.
La géographie du cimetière est modifiée en 1968 avec la rectification des virages dangereux sur la D 98. Elle nécessite l’arrachage de la vieille clôture d’épines du cimetière et la prise de terrain. L’entreprise Lecanu sera chargée de refaire une clôture. [60]
 
Le régime des concessions :
Une délibération municipale datée du 26 avril 1891 fait état du régime des concessions de terrain dans le cimetière et fixe à 150 francs le taux pour les perpétuelles. La contenance du cimetière est établie à 22 ares 22 centiares. [61]Quelques contrats de concessions perpétuelles sont conservés. Parmi eux, le plus ancien est celui fait par Aimable Martial Boisnel pour monsieur et madame Boisnel le 26 octobre 1901. Une autre concession perpétuelle est faite par la veuve Léonie Desvages pour François Desvages le 20 janvier 1945.
Le conseil municipal fait état le 17 juin 1891 de la réclamation du préfet de la Manche consistant à lui présenter un plan d’une plus grande dimension que celui qui lui a été produit. Le conseil en profite pour préciser que le cimetière est assez grand pour satisfaire à toutes les demandes des familles.
Mademoiselle Flavie Luce donne 50 francs pour sa concession trentenaire de 2 m dont le produit 2/3 reviennent à la commune. Le maire fait connaître le 26 octobre 1952 que les familles qui possèdent des concessions dans le cimetière font placer des monuments funéraires très lourds sans qu’il soit procédé à des soubassements solides. Ces monuments s’affaissent et contribuent à la mauvaise tenue du cimetière. Le maire propose que des caveaux soient faits et au cas où les familles refuseraient cette condition, la commune rentrerait en possession des concessions. Le registre ne dit pas si le préfet a validé cette décision. Roger Grésil, domicilié au Mesnil-Hue, est nommé fossoyeur le 20 février 1963.
 
Quelques exemples de sépultures pratiquées en ce lieu :
-          Marie Foucher, de Saint-Sever, femme de Gilles Loisel, demeurant à présent dans la forêt de Gavray et y travaillant au métier de sabotier, vivant dans le milieu de la forêt du côté de La Baleine, est inhumée le 24 mai 1718.
-          Maître Joachim Bonté, avocat, est enterré dans le cimetière le 20 décembre 1721 par Maître Guillaume Enguerran, curé de Sourdeval.[62]
-          Anthoine Dumesnil Aumont, soldat de la compagnie de M Deshayes du régiment de Chartres, est inhumé dans le cimetière le 20 avril 1757.
-          Charles Romy, garde de la forêt de Gavray, est inhumé dans le cimetière le 10 octobre 1761. 
-          Maître Léonor Havin, prêtre curé du Mesnil-Bonant, préside l’inhumation, le 5 mars 1768, dans le cimetière de Jacques Le Moine, maître d’école de cette paroisse, décédé d’hier après avoir participé aux sacrements des malades. Henry Lefebure, prêtre, et Sébastien Céron, custo, sont témoins.
-          Qualifié d’ancien curé de cette paroisse, maître Léonor Havin est inhumé dans le cimetière du Mesnil-Bonant le 12 juin 1788, âgé de 68 ans.[63] 
-          Gabriel Le Doux, sabotier en la forêt de Gavray, est enseveli dans le cimetière le 3 janvier 1807. [64]
-          Marin Antoine Lefebure, né dans cette paroisse le 28 avril 1755 et y décède le 19 mai 1828, bon fils, bon père et bon ami. Il fut le donateur de la cloche. Sa pierre tumulaire sert désormais de palier d’entrée au clocher porche.[65]
-          Le corps de François Gilles Havard, prêtre succursaire du Mesnil-Bonant, âgé de 68 ans, est inhumé dans le cimetière le 15 avril 1818 par le curé succursaire du Mesnil-Hue, en présence de Lecrosnier, curé doyen de Gavray, et des succursaires de Hambye, La Baleine, Saint-Denis-le-Gast, Mesnil-Amand, Mesnil-Vinneman, Mesnil-Garnier, Montaigu-les-Bois, Mesnil-Rogues et Le Guislain.
-          Le corps de monsieur Marin, François Canuet, curé de ce lieu, décédé d’hier, âgé de 62 ans, a été inhumé dans le cimetière de ce lieu, le 10 mai 1827, par monsieur le curé de Percy, en présence de messieurs les curés succursaires de : Mesnil-Hue, Montaigu-les-Bois, Sourdeval, La Baleine et de messieurs les vicaires de Gavray et Percy.
 
Tombeaux d’anciens curés :
Il ne subsiste qu’une seule sépulture d’ecclésiastique conservée dans le cimetière. Il s’agit de l’abbé Templer dont l’épitaphe gravée sur la croix de marbre blanc dit ce qui suit : « A notre vénéré curé / M E. Templer / décédé à Mesnil-Bonant 1899 / né à Saint-James 1812 / Qui bonus hauriet gratiam ». Un calice gravé dans le marbre illustre cette croix.
Il n’y a plus trace des sépultures des abbés Havard,  Canuet, ni d’ailleurs de pierre tumulaire dans l’église, à moins qu’elles n’aient été recouvertes par les planchers de bois des bancs. La commune n’a guère a reconnaissante vis-à-vis d’eux.
 
Tombeaux d’anciens maires :
-          Jean Frémine (1901-1911) ;
-          Georges Desvages / 1904-1976 / maire du Mesnil-Bonant : 1929-1976.
 
Monument aux morts :
Aucune délibération n’a été trouvée concernant l’érection du monument.
Il se présente la forme d’une stèle surmontée d’une croix. Elle est illustrée de la mention : « A nos morts / 1914-1918. Cinq poilus y sont mentionnés : Lebouteiller Edouard, Legentil Paul, Lemaître Martial, Lhermitte Etienne, Ramé Louis. Deux autres noms sont gravés pour la période 1939-1945 : Lesaulnier Maurice et Alfred Lemaitre. [66]
 
 
Notes diverses :
Les maires de la commune :
-          Laurent Lefebvre (première moitié du XIX). Cité en 1820 ;
-          Aimable François Lemaître, élu en 1860 ;
-          Charles Constant Michel, élu en 1871 ;
-          Eugène Louis Desvages, élu en 1878 ;
-          Marin Boisnel, élu maire le 15 mai 1887. Il avait refusé une 1 élection le 10 avril de la même année ;
-          Jean Frémine, élu en 1901 ;
-          François Desvages, élu en 1911 ;
-          Georges Desvages est élu maire en 1929, mobilisé en 1939, prisonnier de guerre, il siège à nouveau à partir de 1941. Son mandat prit fin comme maire délégué à partir du 28 décembre 1972 lorsque la commune fusionna avec Gavray. Il décède en 1979.
 
 
Auteur : Jacky Brionne
Août 2007
Autorisation préalable de l’auteur à toute utilisation de cette notice
Association de sauvegarde et de valorisation du patrimoine en val de Sienne

[1] Lesquels abat-sons ont été refaits par Pierre Beaufils, menuisier d’Hambye.

[2] Ce dernier et son épouse furent les parrain et marraine de l’unique cloche conservée. L’acte de décès dit ceci « Marin Antoine Lefebvre, marchand, 72 ans, demeurant à Gavray, décédé en sa maison au village et ferme de la Bretonnière.

[3] Ils ont été répertoriés dans l’ouvrage consacré aux anciens fonts baptismaux de la Manche.

[4] Ils rassemblent à ceux de l’église de l’Orbehaye.

[5] La gloire et ses rayons lumineux.

[6] Il est du XVIII siècle

[7] Equivalent d’un ostensoir.

[8] La mélote est vêtement en peau de chameau.

[9] Ces deux statues faisaient partie d’un ensemble mobilier plus ancien, qui ne survécut pas à l’édification de la nouvelle contretable en 1824. Elles sont protégées au titre d’une inscription à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques.

[10] On songerait davantage au père des moines : saint Benoît.

[11] Livre mémorial

[12] Voici l’Agneau de Dieu.

[13] Il y avait une petite Vierge à l’enfant, en calcaire décapé, du XV à l’autel latéral. Elle est mise à l’abri. Elle se remarque par la naïveté et la puissance des mains de la vierge comme de l’enfant Jésus. L’enfant a une main posée sous une sphère et bénit de l’autre. Le nez de la vierge a été malheureusement plâtré.

[14] Inventaire des archives de l’abbaye et fait relaté par l’abbé Toustain de Billy (tome 1 page 333)

[15] Fonds privé resté à l’état manuscrit réalisé entre 1770 et 1785.

[16] Le sacra sanctorum, c'est-à-dire le sanctuaire, correspond à l’espace compris entre la clôture de communion et le fond de l’autel majeur.

[17] Le manuscrit en très mauvais état et ne permet pas le plus souvent une lecture complète du contenu.

[18] La sépulture est présidée par Me Enguerran, curé de Sourdeval. Antoine Mariette était âgé de 58 ans.

[19] Il est inhumé par Messire Pierre Claude Frey, curé du Mesnil-Hue, en présence de Thomas Prével, desservant et François Lengronne, diacre.

[20] BMS

[21] Fonds des archives diocésaines en dépôt aux archives départementales sous la cote : 300 J 329

[22] La sépulture du frère du curé se fait en présence d’un nombreux clergé : Mesnil-Hue, Saint-André-du-Valjouas, La Haye-Comtesse, Hambye, Lorbehaye et MM Lehodey, Blouet, Roquet, prêtres.

[23] Je n’ai pas réussi à déchiffrer le nombre de livres destinées aux cloches. Registre des BMS de l’année 1722

[24] Délibération du 21 octobre 1731.

[25] Détail très important permettant de mieux cerner l’époque de construction.

[26] 5 E 3020. La commune se nomme désormais : Le Mesnil-Opac.

[27] Etaient présents : Eustache Hinet, curé du Mesnil-Garnier, doyen du doyenné de Gavray ; Jean-François Noël, curé de La Baleine ; Dom Guillaume Féret, prieur curé de La Bloutière.

[28] Folio 270 en 5 E 3020.

[29] 5 E 3873 folio 194.

[30] Je n’ai pu déchiffrer le nom de la paroisse, peut-être « Sixt ». Il était le fils de François et de Françoise Roumy.

[31] Natif de Montpinchon, décédé au presbytère âgé de 63 ans.

[32] J’ai oublié de vérifier le grand livre des paroisses du diocèse.

[33] Ce compte indique aussi les sommes versées à : Flottard, pour des clous ; Morin pour des lattes ; Douville pour des festeaux ; Guillaume Renaud, pour des travaux de couverture d’un montant de 204,85 francs ; Jean Grente, pour des journées de travail.

[34] Je soussigné, Grente fondeur de cloches de la commune de Hambye, reconnais avoir reçu du sieur Jean Viard, de la commune du Mesnil-Bonant, la somme de trois cent francs, à valoir sur la fonte et augmentation de la cloche dudit Mesnil-Bonant, faite à Hambye le 27 septembre 1821.

[35] Signé à la date du 25 avril 1822. Fonds en 300 J 329 : fabrique.

[36] Le succursaire précise que le tabernacle doit ressembler à celui d’Equilly, qui vient d’être acheté.

[37] Chacun aura compris que les barbouillages qui ont été faits sur cet autel n’ont aucun point commun avec ce qui dû se faire.

[38] Ordonnance épiscopale du 15 mars 1832.

[39] Le procès-verbal de l’érection de la via crucis est daté du 27 septembre 1838.

[40] Mémorial paroissial conservé.

[41] Livre mémorial paroissial.

[42] Délibération de la fabrique du 3 avril 1864.

[43] C’est probablement l’origine du barbouillage actuel.

[44] Livre mémorial en 300 J 329/13

[45] Ils viennent d’être remplacés par ceux réalisés par Marc Lechevrel en 2007.

[46] Donnés par mesdemoiselles Anne Hamel et Sophie Herpin.

[47] Cette voûte est inscrite au répertoire départemental depuis le 21 juin 1991.

[48] Il fera à son arrivée faire refaire le jardin du presbytère qui sera replanté de quatorze arbres fruitiers. L’état civil lui donne les prénoms de Pierre, Emmanuel, Jean-Marie.

[49] L’arrêt du ministre des cultes est daté du 19 août 1889.

[50] Dossier « T 15 » aux archives diocésaines.

[51] Registre des quêtes spéciales en 300 J 329/14

[52] Voir nécrologie dans la Revue Catholique de 1898-1899, page 381.

[53] Il meurt en 1930 (notice nécrologique dans la semaine religieuse)

[54] La nécrologie qui lui est consacrée dans la semaine religieuse de 1930 (page 893 et suivantes) dit qu’il fut l’un des 3 survivants de la terrible année 1871.

[55] Délibération municipale du 14 février 1932.

[56] L’arrêté préfectoral date du 5 juillet 1972.

[57] Plusieurs sites sont localement potentiellement possibles.

[58] Dossier « fabrique » en 300 J 329, fonds d’archives diocésaines en dépôt aux archives départementales

[59] Mémorial paroissial.

[60] Délibération municipale du 24 février 1968.

[61] L’absence des premiers registres n’autorise pas à dire qu’elle fut la 1 délibération en ce sens.

[62] Il donne par testament à l’église une chasuble noire de camelot avec une croix de damas blanc ainsi qu’un drap mortuaire aussi de camelot. Ce fut exécuté dans le mois de mai 1722. A cette donation s’ajoute 100 livres pour aider à refondre les cloches.

[63] La sépulture est présidée par  maître Ligot, curé de la Haye-Comtesse, en présence de Deshogues ; Cognet, curé de Gavray ; Duronseur, vicaire ; Caraboeuf, curé de St-Denis-le-Gast ; Lefebure, Lebargy, Le Souef.

[64] Registres de catholicité microfilmés en 6 Mi 113 et 114.Jean Grente est custo. La forêt de Gavray abrita de nombreuses familles dont les parents exerçaient les métiers de charbonniers, bûcherons, sabotiers. Les registres en font état.

[65] Il était enterré, d’après Jean Frémine du Mesnil-Bonant, dans la parcelle méridionale du cimetière. Sa pierre fut déplacée vers 1914.

[66] Les deux se sont distingués, d’après Jean Frémine  : l’un pour avoir été au STO à Cherbourg où il mourut de noyade accidentelle, le second : victime de l’explosion d’une culasse de canon allemand abandonné, encore chargé d’un obus qui explosa alors qu’il le manipulait,  au village de l’épine de La Mare.

Auteur : Jacky Brionne